La beauté d’une barrière rouge en rupture avec un paysage verdoyant,

Les lignes d’un passage piéton qui rythment une rue,

Une bouée d’amarrage jaune flottant sur l’eau.

 

L’espace urbain, les volumes, les paysages restent gravés dans ma mémoire et forment un vocabulaire formel qui m’inspire.

Dans mes installations, nous retrouvons souvent des éléments qui rappellent ces espaces : des jeux de tensions, des équilibres précaires ou bien des moments figés dans le temps.

La composition, la lumière et les lignes de force sont utilisées pour mettre en scène mes pièces en fonction du lieu.

À chaque nouvel agencement, les sculptures trouvent leur nouveau contexte dans l’espace et par conséquent produisent un nouveau sens. Une forme n’est jamais seule, elle se rattache à un endroit et à un moment donné. Elle se transforme, se déforme, se combine, s’assemble sans cesse dans l’espace ou dans nos esprits. Elle conduit donc à un imaginaire.

Mes volumes naissent du plaisir de toucher, se confronter à la matière, la manipuler.

Ils sont inspirés des surfaces naturelles, d’éléments architecturaux, des confrontations de surfaces, de couleurs et de matières inspirées de notre quotidien.

Je veux faire appel au sens.

Une sculpture peut être détachée de son installation et être amenée à évoluer seule. Elle s’introduit alors dans le quotidien, entourée d’autre formes hétéroclites qui vont par la suite dialoguer ensemble. Le sens ne sera pas alors le même. La sculpture marquera alors le souvenir d’une installation passée.

 

 

Ce qui me fascine dans la forme, c’est sa capacité à devenir tout autre sans qu’ elle ne change. Elle évolue sans cesse par association.

Mon travail laisse place à l’étonnement. L’isolement, la juxtaposition, la composition dans l’espace créent une continuité d’éléments formels.